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"Il ne s'agit pas tant de faire lire le lecteur que de le faire penser", Montesquieu

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Bagdad Mai 2002

25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 12:20
Aux origines de la mode Hannah Arendt

Il n’y a pas que Michel Onfray ou Alain Finkielkraut…

Aux origines de la mode Hannah Arendt, de sa philosophie “inclassable” et de ses rêves
 

Depuis une dizaine d’années, l’œuvre d’Hannah Arendt devient une référence obligée, et, de Michel Onfray (La Philosophie postnazie) à Alain Finkielkraut (L’Identité malheureuse), les adeptes de la fin de la civilisation occidentale et de la tragédie humaine brandissent sa pensée comme un étendard. L’instrumentalisation de penseurs disparus et réputés « inclassables » est devenue monnaie courante chez nos très médiatisés « grands philosophes de l’ère post-moderne ».

C’est ainsi que dans Le Songe d’Eichmann, Onfray tire du reportage réalisé par Hannah Arendt pour le NewYorker, lors du procès du criminel nazi, l’idée forcément géniale que le kantisme contient en germe le nazisme, tout comme les Lumières ont nourri les révolutions française et russe, Robespierre, Staline et Pol Pot pour faire bon poids.

Dire d’Hannah Arendt qu’elle est « inclassable » est censé donner plus de force à ses analyses du totalitarisme, ainsi marquées du sceau de l’objectivité absolue. Alors pourquoi s’embarrasser de détails, quitte même à manipuler ses propos (comme dans l’amalgame Kant-Hitler), pour étayer les thèses les plus réactionnaires ?

Un article de Pierre Gueguen, Président de la libre pensée 31

Informations ouvrières n°438, février 2017
 

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