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"Il ne s'agit pas tant de faire lire le lecteur que de le faire penser", Montesquieu

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Bagdad Mai 2002

4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:38
Le malaise arabe. L’Etat contre la nation, Burhan Ghalioun

Un livre d'une figure intellectuelle laique de l'opposition syrienne...

 

 

Quelle malédiction a frappé le monde arabe ? Pourquoi ce monde, qui fut le siège d'une civilisation brillante, sombre-t-il aujourd'hui dans les guerres civiles, les dictatures sanguinaires, l'extrémisme et le repli sur soi ? Pourquoi ce monde doté de ressources naturelles considérables continue-t-il de se débattre dans les problèmes du sous-développement, échouant à assurer pour ses enfants le minimum de sécurité et de dignité ?

A contre-courant des analyses dominantes, qui cherchent dans le texte figé ou l'étude des mentalités un semblant d'explication, Burhan Ghalioun voit la clef de ce malaise arabe dans l'opposition entre deux logiques concurrentes : celle de l'Etat, qui trouve son impulsion dans une histoire mondialisée, et celle de la nation qui tend à se faire en dehors de l'Etat ou contre lui, et se trouve de ce fait affaiblie. Ainsi, les Etats arabes ont tout fait pour décomposer la société civile avant de tenter vainement de la recomposer à leur guise. Ils ont brisé les réseaux historiques d'échange et de solidarité - humain, culturel et matériel -, tout ce qui fonde une communauté vivante et nationale. Tandis que la modernité apparaît comme une aliénation, l'identité devient synonyme de réclusion, d'où ce rapport conflictuel de l'Arabe à sa propre histoire comme à celle de l'Occident.

Ainsi, conclut l'auteur, les problèmes complexes d'identité et de réconciliation avec le monde passent nécessairement par la transformation démocratique et le dépassement de tous les nationalismes fabriqués par l'Etat pour son seul usage répressif. Le monde arabe est victime de son Etat.
- Quatrième de couverture -

Le livre de Burhan Ghalioun analyse la formation des Etats arabes dans le contexte de l’effondrement de l’empire ottoman, à travers deux mouvements politiques essentiels. Un rationalisme moderniste - l’Egypte notamment - à l’origine du nationalisme et une doctrine religieuse - le wahhabisme entre autres - à l’origine du royaume d’Arabie saoudite et des principaux courants islamistes qui se heurtent aujourd’hui aux forces politiques et étatiques issues du nationalisme.

Mais la crise du monde arabe ne repose pas d’abord, selon l’auteur, sur l’histoire, la culture, la religion de cette région. Elle est due à la constitution d’Etats qui ont eu pour fonction dès le départ de contrôler les communautés, de les diviser, de les manipuler - colonialisme aidant.

9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:38

Il s'agit des mémoires du général américain Norman Schwarzkopf, qui avait dirigé la coalition internationale lors de la première guerre du Golfe en 1991.

Il explique notamment que les Etats-Unis ont envisagé d'envahir l'Iran afin d'y prendre possession de plusieurs villes iraniennes et de les remettre à l'Irak en échange de l'évacuation du Koweit.

 

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  • Broché: 573 pages
  • Editeur : Omnibus/Plon; Édition : Plon (9 octobre 1992)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2259025013
  • ISBN-13: 978-2259025010
  • Dimensions du produit: 24 x 15,4 x 4 cm
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 11:30
La compatibilité des sanctions économiques du Conseil de sécurité avec les droits de l'homme international humanitaire

115 €

Farideh Shaygan

  • Editeur : Bruylant
  • ISBN : 978-2-8027-2575-6
  • 712 pages - Parution : 11/2008

Le recours accru de l'ONU aux sanctions économiques, depuis la fin de la guerre froide, a révélé, entre autres carences du système de sécurité collective, la problématique de leurs effets désastreux sur la population civile de l'État cible pour laquelle la Charte n'a rien prévu. Les Nations Unies ont été confrontées aux valeurs et fins communes consacrées par la Charte.

Le présent ouvrage se propose de démontrer que le respect des règles et principes pertinents des droits de l'homme et du droit international humanitaire est la clef de l'humanisation des sanctions et de la conciliation des activités du volet sécuritaire de l'ONU avec celles de son volet développement humain. Il montre également que la crédibilité du Conseil de sécurité dépend désormais de ce qu'il intègre une dimension humaine dans sa mission en tant qu'élément constitutif de l'ordre public international.


Cette étude met en évidence l'inefficacité du mécanisme des dérogations humanitaires qui n'est pas un instrument préventif, mais doit constituer un remède aux souffrances provoquées. Elle permet de mieux comprendre comment et pourquoi le Conseil de sécurité a tendance à rechercher une solution en amont pour l'ensemble des problèmes liés aux sanctions. Il s'agit de la politique dite des sanctions ciblées ou « intelligentes » dont les avantages et les défauts sont également analysés en profondeur. L'exploration ne se termine pas là, elle examine ensuite les moyens juridiques et autres pour assurer, dans une certaine mesure, la légalité des sanctions dès le stade de leur conception.

Il s'agit d'une recherche et d'un bilan, à la fois scientifiques et si possible exhaustifs, basés sur le droit de la Charte, le droit international général, le droit des droits de l'homme et le droit humanitaire, ainsi que sur les documents et la pratique de l'ONU en la matière, sur la jurisprudence et la doctrine. L'ouvrage contient en annexe un tableau des sanctions imposées par les Nations Unies.

Le CREDHO (Centre de recherches et d'études sur les droits de l'Homme et le droit humanitaire) a été créé par Paul TAVERNIER à la Faculté de droit de l'Université de Rouen en 1990 et en 1995 à la Faculté Jean Monnet à Sceaux (Université Paris-Sud - Paris XI). Il organise de nombreux colloques et ses travaux, ainsi que ceux de ses membres, font l'objet de publications.

Farideh SHAYGAN est docteur en Droit de l'Université Paris-Sud (Paris XI). Elle a étudié le droit international à Téhéran, Montpellier et Paris. Elle a exercé la profession d'avocat. Elle enseigne actuellement le droit international et le droit humanitaire dans plusieurs Universités à Téhéran. Elle participe à des projets de recherche soutenus par les Nations Unies et elle a publié des articles en langue persane

3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:13
Irak, les armées du Chaos, Michel Goya

Contrastant avec l'abondante littérature parue au moment de la chute de Bagdad en avril 2003 et célébrant la guerre éclair à l'américaine, les opérations de guérilla et de contre guérilla qui ont suivi n'ont jamais vraiment fait l'objet d'un travail de vulgarisation.

Cette lacune témoigne de l'embarras des experts face à ce qui apparaît aujourd'hui comme une sévère remise en question de la puissance militaire occidentale et de ses moyens d'actions classiques.

« Irak : les armées du chaos » du lieutenant-colonel Goya, de l'Etat-major des armées, comble cette carence en offrant pour la première fois au grand public une analyse tactique écrite par un analyste militaire des conflits au Moyen Orient.

Il décrit en détail les différentes facettes de ce conflit complexe depuis les premières attaques dans « le triangle sunnite » au printemps 2003 jusqu'au « sursaut » américain de 2007 et son succès relatif.

« Il est urgent de comprendre ce qui se passe en Irak avant de voir surgir, pour paraphraser Che Guevara, un, deux, trois Irak » lieutenant-colonel Goya.