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"Il ne s'agit pas tant de faire lire le lecteur que de le faire penser", Montesquieu

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Bagdad Mai 2002

3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:13
Le royaume arabe, la politique algérienne de Napoléon III, 1861 - 1870, Annie Rey goldzeiguer

Magnifique ouvrage d'Annie Rey professeur à l'université de Reims que j'ai eu la chance de rencontrer lors de mes études.

800 pages sur le mécanisme colonial français en Algérie.

Edition Office des Publications Universitaires (OPU, les PUF algériennes) 2014

Le royaume arabe, la politique algérienne de Napoléon III, 1861 - 1870, Annie Rey goldzeiguer
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 12:34
La question du pouvoir en Algérie, Abdelkader Yefsah

Abdelkader Yefsah étudie le processus de confiscation du pouvoir en Algérie par le FLN, un parti issu de la lutte pour l’indépendance.

Il en analyse les caractéristiques : avant-garde autoproclamée, dogme de l’unanimisme, « politique des coulisses » , etc., et surtout l’absence de projet de société, culturel et politique, menant à un ultranationalisme arabe qui fait fi de la diversité ethnique de la nation algérienne.

L’auteur se penche aussi sur la constitution des bourgeoisies nationales, privée ou d’Etat, et ses relations avec les choix politiques et économiques de l’Algérie.

 

1990, éditions ENAP, Algérie

Réédition du livre d’Abdelkader Yefsah, Histoire Politique de l’Algérie (1954-1984) chez Enag Editions. Cet ouvrage, s’avère être une véritable mine d’informations, qui fera le bonheur de tout chercheur, enseignant, étudiant ou tout esprit désireux de comprendre les racines du mal qui mine cette Algérie.

Paru initialement chez Enap Editions en 1990 (organisme d’Etat), année bouillonnante et riche en évènements, dans cette Algérie qui se cherchait dans la violence.

Par "chance", il fut édité en cette année où le pouvoir, dépassé par les évènements, avait peut-être omis de lancer les fourches caudines de la censure… Aux moments où ses gardiens du temple paraient au plus urgent.

Mais très vite épuisé, pour ceux qui l’ont raté, ce livre est à lire à plus d’un titre, pour la justesse de l’analyse, la rigueur de la recherche, et la richesse de son contenu.
Initialement intitulé «la question du Pouvoir en Algérie», on peut regretter ce changement, car cet ouvrage aurait dû garder son titre initial plus approprié au sujet traité…mais bon! Les temps changent et le régime revigoré, est plus vigilant qu’à l’époque.
Cet ouvrage, s’avère être une véritable mine d’informations, qui fera le bonheur de tout chercheur, enseignant, étudiant ou tout esprit désireux de comprendre les racines du mal qui mine cette Algérie.
Abdelkader Yefsah, chercheur, enseignant en sciences politiques, a su restituer de son travail de fourmi, une analyse et une prospective riches et pertinentes.
Dans un style clair et sans fioritures, l’auteur nous livrait sans aucune autocensure ni langue de bois, une analyse édifiante des mécanismes institutionnels et des événements politiques qui expliquent la stagnation, sinon la régression de l’Algérie d’aujourd’hui sur tous les plans.

Dans 480 pages, l’auteur passe au crible l’histoire politique et sociale de l’Algérie de 1954 à 1984, sans concessions ni aprioris, à l’image de sa franchise dans la vie.
Depuis la genèse du nationalisme algérien, puis l’indépendance avec le FLN et l’armée au pouvoir, jusqu'à l’émergence de l’état nation embryonnaire sous Boumediene, très vite brouillés par l’intrusion d’autres forces politiques, religieuses et économiques, l’ouvrage nous donne les clés de la genèse du mal .
Son analyse est implacable, alors que le diagnostic s’est vérifié, et se confirme encore sous nos yeux, soit 25 ans après. L’Algérie n’est pas un "Etat", c’est un "Régime" qui se maintient par la force et la ruse.
Les institutions sont passées à la loupe, à l’aune des guerres de clans pour le pouvoir (qui ont provoqué la décennie noire)… qui perdurent jusqu’à présent, plus virulentes que jamais.
Ce livre, s’avère non seulement un bon rétroviseur sur le passé, mais aussi un outil utile pour analyser le présent et appréhender l’avenir.
Un livre à lire, à posséder, et à ne prêter que parcimonieusement.

S.Ouidir

P.S. D’après l’éditeur de l’époque, les premiers exemplaires vendus, ont été commandé par l’ambassade des USA et de la Sécurité Militaire (mère du DRS et grand-mère de l’actuelle DSS)

4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:20
Du colonialisme en Asie, Inde, Perse, Afghanistan, Karl Marx et Friedrich Engels

Rares sont les auteurs, et plus encore les philosophes, qui ont consacré quelques pages de réflexion et d'analyse à l'Asie centrale au XIXe siècle. Rédigés dans les années 1850, les articles " anticolonialistes " de Friedrich Engels et de Kart Marx exposent les manœuvres britanniques pour s'imposer en Inde, les luttes d'influence entre la Russie, la Perse (l'Iran), les Français et les Anglais, et rapportent la guerre britannique de 1838-1842 en Afghanistan. Alors, toute lecture marxiste est-elle dépassée ? Non, la force de leurs analyses géostratégiques, où se dessine déjà le marxisme sous le propos journalistique, reste, hélas, d'une exceptionnelle actualité.

En 1857, Engels soulignait que « la position géographique de l'Afghanistan et le caractère particulier de son peuple confèrent à ce pays une importance politique qui peut difficilement être surestimée. » Une lecture marxiste des événements présents est-elle encore possible ? Edition présentée par Gérard Filoche

 

Du colonialisme en Asie - Inde, Perse, Afghanistan

Auteur :
Editeur (Livre) :
Collection :LA PETITE COLLECTION
Date sortie / parution :
EAN commerce :9782842056346
Dimensions :15.00x10.50x1.00
Poids (gr) :70
Nombre de pages :111
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:17
Oran, capitale du Beylik de l'ouest (1792 - 1831) Bernard Caporal

Excellent ouvrage de Bernard Caporal, titulaire de 3 doctorats d'Etat en sciences économiques, sociales et politiques.

En 1962, au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, il avait la responsabilité dans l'Oranie de cours d'alphabétisation et d'arabe pour adultes et de cours de soutien scolaire et a contribué à fonder des écoles primaires et secondaires. A l'université d'Alger, il a enseigné comme maître de conférences (1972-1986).

Il a ensuite rejoint l'université Jean Moulin Lyon III (1986-1997).

La période ottomane étudiée dans ce livre ne recouvre qu'une quarantaine d'années de son histoire. Elle n'en demeure pas moins essentielle, car elle a marqué radicalement son destin.

Occupée dès 1509 par l'Espagne qui la transforma en un préside majeur, elle fut, durant près de 3 siècles, tenue à l'écart de la vie de la régence d'Alger. Par les conquêtes de Mohammed El Kebir, la ville fut libérée de l'occupation ibérique. Une page de l'histoire d'Oran était tournée.

Une autre page s'ouvrait. En un court laps de temps, malgré le terrible tremblement de terre de 1791 et à travers les crises et les révoltes qui ensanglantèrent le beylik, les beys d'Oran et sa population parvinrent à dessiner un visage nouveau à la cité.

C'est dans cette même direction qu'elle allait se poursuivre pour devenir, après Alger, la seconde ville d'Algérie. Ce livre, écrit dans un style très libre, d'une façon très recherchée, décrit et relate un pan de l'histoire de la région d'Oran. Les mots et les silences disent le bien et le mal de la vie. Chacun à sa propre manière de les exprimer. Notre patrimoine est exceptionnellement riche. De nombreux écrivains algériens ou étrangers, célèbres ou moins célèbres, se distinguent par une production historique particulièrement prolifique, touchant à des thèmes patriotiques. La sauvegarde et la préservation de l'histoire est nécessaire aux générations montantes.

A travers ce livre, Bernard Caporal, bien que turc, semble être résolument convaincu du pouvoir de l'histoire, contre les explications simplificatrices et réductrices.

Notre identité est sacrée, notre histoire est somptueuse.Samira Sidhoum« Oran, capitale du beylik de l'Ouest (1792-1831) », Bernard Caporal, Editions Alpha, 607 pages. Prix public : 1.200 DA